Cryptos : 3 risques à prendre en compte

Cryptos : 3 risques à prendre en compte

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Alors que les monnaies traditionnelles perdent progressivement de leur valeur, beaucoup estiment que les cryptomonnaies ont un avenir doré affichant des rendements très importants avec une relative bonne sécurité. Peut-être, il n’empêche qu’on ne peut négliger un certain nombre de risques associés à la technologie blockchain.

Voici une petite liste de ceux-ci, de quoi faire un peu réfléchir avant d’investir …

Le risque environnemental

Miner le bitcoin nécessite vraiment beaucoup d’énergie. Le minage permet de générer de nouveaux token mais valide aussi les transactions.

Selon une étude parue dans Environmental Science and Technology, le Bitcoin consommerait 31,29 TWh par an pour une empreinte carbone de 17,29 Mt CO2. A titre de comparaison, c’est sensiblement 2% de l’empreinte carbone de la France (~750 Mt CO2 en 2018), c’est aussi l’impact positif du Covid en 2020…

Alors négligeable ? Certainement pas ! Toute contribution est bonne à prendre. Pourtant des solutions existent avec un minage basé sur autre chose que l’énergie et le calcul.

En terme de risque, nous ne sommes pas à l’abri d’une interdiction de minage par décret international d’ici quelques années.

Ce risque est à relativiser : en chine on mine beaucoup de btc (53%) avec une énergie au charbon certes. Mais aussi grâce aux centrales hydroélectriques et l’énergie en surplus des énergies renouvelables. Le mix énergétique évolue rapidement dans ce pays.

Dans certains pays, les centrales électriques (nucléaires en générale) sont autorisées à miner du bitcoin avec leur surplus énergétique. C’est le cas en Ukraine, en Russie ou en Iran.

Beaucoup de BTC sont déjà émis et le réseau ajuste automatiquement sa complexité en fonction de la puissance disponible. Le risque de congestion des transactions est limité.

Ethereum, la deuxième crypto-monnaie mondiale, se tourne vers une solution plus écologique consistant à remplacer une preuve de travail par une preuve d’enjeu. D’ici à 2021 elle aura elle aussi adopté ces technologies plus « eco-friendly » réduisant au passage la consommation du réseau de 99%.

Produits dérivés shorté par les banques centrales

Les banques centrales ont récemment dépassé certaines limites concernant la manipulation de produits dérivés (ETF). Ainsi, la FED achète déjà des obligations d’entreprises notées en catégorie d’investissement. La Banque du Japon (BoJ), elle, procède depuis plusieurs années déjà à ce type d’achats.

A partir du moment où l’argent est gratuit et se crée depuis rien, qu’est ce qui empêche une banque centrale de « shorter » un produit dérivé du bitcoin ? Vendre sans en posséder, faire chuter artificiellement le prix et ne jamais en racheter ? C’est exactement ce que je ferai à la place des banques centrales pour éloigner le spectre du bitcoin…

Malgré mes recherches, je n’ai pas pu infirmer ou confirmer qu’une banque centrale puisse faire ce genre d’opération. En revanche, les produits dérivés sont limités par la masse de bitcoin réellement détenus par l’opérateur de l’ETF. Si la FED achetais la moitié du stock de Binance, ça se verrait peut-être !

On sait juste que des « baleines » manipulent régulièrement les cours en vendant de grosses quantités de BTC. On parle là de vrais bitcoins pas de produits dérivés. Si les banques vendaient de grandes quantités de vrais bitcoins, cela aurait un impact limité consistant à diffuser cette masse parmi tous les acheteurs. Le cours finirait par remonter (et le stock des baleines diminuerait)

Ce risque me semble donc limité ou aurait comme effet de ralentir la progression du cours du bitcoin et rendre son explosion encore plus violente…

Le risque quantique

Le développement des machines quantiques pourraient fragiliser les transactions sécurisées. Quelqu’un pourrait également miner tous les bitcoins instantanément…

Google a annoncé la suprématie quantique en octobre 2019. C’est à dire une forme de supériorité de la technologie quantique sur des ordinateurs classiques. Cela reste limité à certains algorithme très spécifiques.

L’état quantique reste très instable et plus on augmente le nombre de qbit et plus cette instabilité est avéré. J’ai pu lire récemment que les perturbations nucléaires rendaient impossible la création d’un ordinateur quantique suffisamment puissant pour craquer bitcoin.

Notez que si ce verrou sautait, alors il ne resterait plus grand chose non plus de la sécurité bancaire actuelle et des protocoles « sécurisés » SSL basé sur une clé crypto. Finalement, tout le monde se retrouverait un peu « à poil ». Ce risque est donc à relativiser.

La fin des terminaux numériques grand public.

Le risque le plus certain est la fin de l’électronique « grand public ». Les matières premières (métaux rares ou non…) ayant un stock limité, il est illusoire de penser qu’une partie toujours grandissante de l’humanité aura accès à un smartphone (et même à un phone tout court !). Le recyclage des appareils électroniques n’est pas une solution : trop fractionné, cela demande beaucoup trop d’énergie qui va elle aussi finir par manquer…

Le smartphone n’a donc pas d’avenir, d’ici 10 ans, il faudra un an de salaire pour acheter un iPhone 28…

Cela concerne les échanges et les dépenses. Le stockage de vos cryptos est moins impacté. Du matériel nécessitant peu de matériau existe. On peut encore utiliser un portefeuille en ligne. On peut même simplement graver le code permettant de récupérer l’adresse et son contenu sur la cuvette des toilettes.

Lorsque les terminaux commenceront à se faire rare, ce sera alors peut être le retour des banques qui permettront l’accès à un terminal permettant de faire les échanges…

Conclusion

Il est fort à parier que les cryptos n’ont qu’un avenir proche et non à long terme. A l’échelle d’une demi-vie comme c’est mon cas, on peut considérer que les cryptos sont peu risquées et donc le futur proche de la monnaie. Au passage, si vous cherchez une bonne raison d’investir dans les BTC, je vous invite à lire cet autre article qui parle de valeur attendue d’un investissement dans le bitcoin.

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