Les limites de la dette.

Les limites de la dette.

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Au 22 décembre 2020, la dette est de 116% du PIB soit 2 674 300 000 000 €. Cela correspond à 40 000€ pour chacun des 67 millions de Français. Chaque foyer de 4 personnes doit aux “créanciers” 160 000€. Mais pas de panique, nous sommes endetté à taux négatif (~-0,14 %.). Cela signifie que nous gagnons de l’argent. Vous avez bien lu : chaque année l’état gagne de l’argent grâce à sa dette. Cela ne suffit pas à combler le gouffre du besoin d’argent puisque la dette continue d’augmenter. La vérité est que notre dette n’est déjà plus soutenable au moins depuis la crise de 2008.

Qui accorde ces crédits ?

C’est la BCE qui accorde ces crédits et crée de la monnaie en ajoutant une ligne sur un tableau Excel sans aucune contrepartie. Elle le fait uniquement aux banques qui elles :

  • Créent de l’argent pour les crédits (entreprises en difficulté, immobilier, voiture, …)
  • S’enrichissent en les plaçant dans des actifs risqués (bourse, produits dérivés…)

Faut il rembourser cette dette ? Rien n’y oblige, on peut la “faire rouler” et rembourser avec de nouvelles dettes à taux encore plus négatif. La banque des banques a le pouvoir de créer autant qu’elle le souhaite. Seule une petite partie de la dette est détenue par des particuliers.

Note : plusieurs banques sont déjà techniquement en faillite (fond propre < dettes) mais l’état et les banques centrales les maintiendront en vie sous perfusion aussi longtemps qu’ils le pourront.

Conclusion : plus on s’endette, plus on gagne ! Alors allons y à fond quoi qu’il en coûte ! Il ne semble pas y avoir de limite technique à cette dette si ce n’est la confiance en la monnaie.

Si je crée trop de monnaie, cet argent ne vaut plus rien ! Non ?

Mais alors pourquoi il n’y a pas d’inflation ? L’insee nous dit que les prix sont stables. Celà semble vrai dans les grandes lignes car même si elle ne tient pas compte du logement (et donc du crédit immobilier). L’alimentaire est effectivement stable.

Une première explication : Le prix du pétrole artificiellement bas. L’inflation est fortement lié à l’énergie. Ainsi sur un an, la baisse des prix de l’énergie s’est établie en 2020 à −7.0 %. Le prix du pétrole gouverne le prix de tout. Or la demande a fortement chuté suite au COVID et au ralentissement économique. Donc le prix du pétrole a baissé à cause d’un surplus de production. Cela entraine une baisse mécanique et artificielle du prix du pétrole. C’est ce qui explique le maintien des prix.

Attention au retour de bâton ! On ne redémarre pas des puits de pétrole comme ça, le gaz de schiste atteint ses limites et les investissements baissent. Globalement, le pic pétrolier est déjà passé et nous ne retrouverons jamais le niveau pre-COVID. A la reprise de l’économie (suite au vaccin etc..) le prix du pétrole devrait logiquement augmenter.

Ce sera le prémisse du retour d’une inflation qui pourrait être explosive. Celle-ci n’entrainera pas de faillite d’entreprise car on l’a vu, on recréera de la dette. En revanche, elle appauvrira la population : la rente du retraité ou le salaire reste fixe alors que tout augmente ! La limite à ce système sera la faim, le pain viendra à manquer pour beaucoup et la révolte du peuple va couver.

Répartition inégale des richesses.

Autre explication qui agit en parallèle : cet argent reste cantonné aux “Actifs” et ne passe pas dans l’économie réelle. En profitent : l’immobilier (60%), les actions, les cryptomonnaies. L’argent reste donc essentiellement dans les poches des riches. Ceux qui peuvent s’endetter placent leur argent en surplus sur des actions ou des bitcoins. La richesse des 1% les plus riches de la planète correspond à plus de 2 fois la richesse de 90 % de la population mondiale,

Une première limite est donc la rupture sociale : quel est le niveau d’inégalité que la population est prête à accepter ? Là encore le peuple saura se soulever…

Ach ! Keine Kredit mehr !

Le crédit est gracieusement accordé par l’Europe composée on le sait des pays du nord comme l’Allemagne plutôt économe et … de tous les autres.

Le jour ou l’Allemagne claque la porte et refuse de payer pour les autres l’Euro explose et retour case inflation (en franc français) car personne ne voudra d’un crédit étatique insolvable. Donc création monétaire et inflation comme au Vénézuela.

Bonne nouvelle : elle ne le fera pas (tout de suite) car sinon c’est tout le système qui implose.

Conclusion

La dette n’a pour limite que la moutonnerie des gens comme vous et moi. Nos revenus et nos comptes bancaires vont littéralement passer au rouleau compresseur !

A la limite, si cela permet de vivre au calme et en paix ! Pourquoi pas ?! Acceptons d’être “sous contrôle” et cela peut durer longtemps. A quel prix ? la liberté individuelle ! La situation sanitaire en ce sens est une bénédiction pour le système financier : une population confinée ne peut pas sortir son gilet jaune.

Notez que les banques s’intéressent de plus en plus aux cryptomonnaies qui elles demeurent accessibles aux “pauvres”.

« Nous devons encadrer le bitcoin au niveau global car, vous savez…, s’il y a une échappatoire, cette échappatoire sera utilisée.

Christine Lagarde (Présidente BCE)

Officiellement, elle parlait de l’utilisation frauduleuse des cryptomonnaies mais il est notoire que le BTC n’est pas du tout anonyme et son usage en tant que blanchiment est en régression constante. Entre les lignes, on comprend que l’on peut se protéger de l’hyperinflation grâce à cette porte de sortie face au rouleau compresseur de la dette.

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