COVID-19 : La piste d’un traitement à la Taxifoline.

COVID-19 : La piste d’un traitement à la Taxifoline.

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A ce jour, aucun traitement efficace n’est identifié contre le Covid 19. A la recherche d’un traitement préventif ou curatif, une équipe de chercheurs Suisse a publié une étude concernant l’affinité de 687 millions de molécules avec les protéines de surface du SRAS-CoV-2.

Le virus pour s’introduire dans une cellule humaine utilise une protéine de surface, une sorte de clé. Si une molécule vient couvrir la clé avant que le virus ne trouve sa serrure alors les cellules sont protégées et le virus est inhibé. L’équipe a utilisé une simulation numérique en 3D pour déterminer les forces de liaisons qui s’opèrent entre la molécule étudiée et la surface du virus. Plus la molécule s’emmanche facilement et reste accrochée, plus elle a d’affinité, et plus elle inhibe le virus.

Et le gagnant dans la catégorie remède naturel est … la Taxifoline

Taxifoquoi ?

La Taxifoline ou dihydroquercétine (C15H12O7) apparait en tête des composés organiques naturels qui inhiberaient le virus. On peut la trouver sous forme de complément alimentaire. Il s’agit d’un flavonoïde principalement issu de l’écorce de mélèze de Sibérie (Larix sibirica). Elle est également naturellement présente dans l’acaï (Euterpe oleracea) et la silymarine extraite des graines de chardon-Marie. On note qu’elle est présente en faible quantité dans l’oignon rouge.

Détails sur la méthode

Le dépistage en question est virtuel : ils utilisent une technique de simulation numérique. Cette technique est souvent utilisée au début de la découverte de médicaments pour permettre d’identifier les composés potentiellement bioactifs .

Afin de trouver de nouveaux inhibiteurs, ils ont passé au crible une bibliothèque de plus de 687 millions de composés (base de donnée ZINC). Il s’agit de la plus vaste étude de ce genre à la recherche d’un inhibiteur de la protéase du SRAS-CoV-2.

Le processus d’élimination des composés permet de réduire la liste des candidats par des techniques successives : filtre sur la forme des molécules, sur les « forces amarrage », sur la toxicité etc…

Résultats

Une liste finale de 11 composés est publiées :

Avec un score de -53.3 kcal/mol de Ga, ce composé serait théoriquement le meilleur inhibiteur trouvé dans la nature du COVID19. Le plus haut score est de -70 kcal/mol, mais le nom des 10 autres composés n’apparait pas dans l’étude.

A la lecture de cette étude, je me dis qu’il est urgent de lancer une étude clinique à grande échelle sur l’impact de la Taxifolin pour le traitement du COVID 19.

L’étude est en préimpression et disponible ici :

https://www.researchgate.net/publication/339674233_Inhibitors_for_Novel_Coronavirus_Protease_Identified_by_Virtual_Screening_of_687_Million_Compounds

Élargissements…

Cette approche rejoins un peu l’étude du Basilic Sacré dont je vous avais parlé précédemment et de son tulsinol qui agirait sur le même principe .
Dans la série des remèdes naturels potentiels, il existe une autre piste qui concerne l’Artemisia Annua prônée par les autorités Malgaches qui affirment avoir trouvé LA solution. J’en parlerai certainement lors d’une prochaine publication.

En creusant encore un peu, on trouve d’autres pistes naturelles étudiées toujours sur le même principe d’inhibition. Par exemple dans celle-ci, on trouve que des molécules présentes dans Alpinia officinarum, le gingembre et le curcuma seraient d’une efficacité similaire à la chloroquine du Pr Raoult… (cf tableau). Pour être précis, voici les scores :

ComposéΔG (Kj/mol)Binding
affinity
LELog P
8Gingerol-431-10 nM0.453.55±0.27
Curcumin-341 µM-100 nM0.302.92±0.48
Chloroquine-27100 µM-10 µM0.294.63
Hydroxy-
chloroquine
-361 µM-100 nM0.372.89
Taxifoline -53.3 (kcal/mol)
==> -223 Kj/mol !??
Extrait des données

On peut encore citer cette étude turque qui indique plusieurs autres composants prometteurs comme l’Hesperidin, la Rutine, la Diosmin, l’Apiin

La Commission nationale de la santé chinoise a indiqué le mois dernier que sur plus de 80 000 personnes infectées par le COVID-19 depuis le début de l’épidémie en décembre, 90% ont utilisé une forme de médecine traditionnelle chinoise pour traiter leurs symptômes.

Je commence à penser qu’il existe de nombreuses molécules issues de plantes et qui ont un impact très significatif et donc un rôle majeur à jouer dans la prévention et le traitement du virus.

Malgré les risques liés à l’usage de molécules non titrées et isolées, le bénéfice des traitements naturels semble évident quand on a rien d’autre sous la main et que des preuves d’efficacité s’accumulent.

Devant l’étendue des dégâts que fait le Covid, on ne peut que constater que l’approche des médecines occidentales qui éloigne d’emblée les solutions naturelles est pour le moins inefficace et non pragmatique. Je me réjouis par avance de l’avènement proche d’une ouverture de l’occident vers ces solutions naturelles. Elles sont différentes certes, moins génératrices de revenu : assurément mais tout aussi, voir plus efficaces et en prenant des précautions elles ne sont pas plus dangereuses que les médicaments chimiques… Par ailleurs elles ont l’avantage pour la plupart de ne pas être produites en chine et d’être donc facilement disponibles !

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