La crypto : ce puissant outil écologique !

La crypto : ce puissant outil écologique !

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Peut-être vous demandez vous comment agir pour la planète ? En 1er lieu, éviter la viande etc vous connaissez… Voici une idée complémentaire toute simple : placez vos économies dans la crypto ! (Mais pas n’importe laquelle)

L’univers de la cryptomonnaie constitue un univers monétaire parallèle indépendant. En orientant les réserves de valeur vers une crypto décentralisée par nature, on contourne et on assèche le système financier. Les citoyens ont alors la main sur leurs économies, on ne choisit pas pour vous à qui va l’argent. Il est évidemment préférable que cette réserve serve à financer des initiatives et des projets écologiques.

Petit soucis : les cryptomonnaies sont très souvent perçues comme des gouffres énergétiques. Le minage bitcoin engloutit 0.5% de l’énergie mondiale. Simple à contourner : il suffit de choisir un token fonctionnant sur une blockchain sobre ou un token qui actionne des leviers écologiques. Je vous livre quelques clés pour bien comprendre et choisir.

Les banques et les politiques choisissent pour vous

Vos euros sont déposés en banque sur un compte courant, sur un LDD, peut-être dans une assurance vie ou un fond monétaire pour les plus aisés. Avec votre argent, les banques financent les industries pétrolières, gazières et polluantes : exploration de champs pétroliers, nouvelles technologies de fracturation hydraulique, etc…

Ainsi en 2020, on a encore investit autant dans le fossile que dans les énergies renouvelables.
Les différents lobbies sont puissants dans tous les domaines : transport, énergie, agroalimentaire, béton, matières premières. Ils ont dessiné la trajectoire de transformation de l’économie en manipulant la réglementation, les normes et en infiltrant les politiques. C’est “grâce” à eux que nous en sommes là aujourd’hui : ils orientent les flux d’argent vers eux.

investissements dans le fossile (à gauche) et dans le renouvelable (à droite) source Bloomberg

En pleine crise COVID, l’Europe et la France subventionnent grassement les industriels (auto, loisir, tourisme, aéro) sans contrepartie écologique et ce par l’intermédiaire des banques traditionnelles.

Sortez des sentiers battus

Placez votre réserve d’argent sur un compte en cryptomonnaie qui n’appartient qu’à vous : les banquiers ne peuvent plus jouer ! Enfin si, ils peuvent imprimer des billets tout neufs pour donner l’illusion de “croissance”. Mais le carburant s’épuise et la machine s’essouffle.

Les banquiers centraux et les politiques font tout pour nous maintenir esclave de l’euro. La dette va se payer par l’inflation. Nous allons passer à l’euro numérique, donc fini le cash et interdits les paiements. Les retours vers l’euro seront peut-être encore plus taxés. Pourtant rien ne vous empêche de posséder un compte en cryptomonnaie, certaines sont parfaitement anonymes. Il reste possible d’acheter beaucoup de choses directement en cryptomonnaie. Finalement c’est une alternative au cash que les banques centrales veulent supprimer.

J’émets ici l’idée qu’il faut une forme de désobéissance civique pour espérer changer l’avenir. Les cryptomonnaies non étatiques sont le fer de lance du contournement du système qui nous ronge. Les régulateurs vont tout faire pour garder le contrôle : interdire les paiements en crypto, taxer les plus-values, contraindre les plateformes d’échange… Pourtant, aucun gouvernement ne pourra physiquement vous empêcher de manipuler un compte crypto. Ils peuvent l’interdire mais ne pourront jamais saisir vos avoir. Nous avons tous le pouvoir de choisir la monnaie en laquelle nous avons confiance. Personnellement, ce n’est pas l’euro !
Aujourd’hui en France, les cryptomonnaies sont parfaitement autorisées a condition de déclarer ses plus-values (le retour vers l’Euro) et payer 30% d’impôts dessus. Cette situation va probablement rapidement évoluer avec l’introduction de l’euro-numérique. D’où l’anticipation dans un futur proche d’un acte de désobéissance civile.

Le système bancaire est un colosse aux pieds d’argile

On pourrait croire que cette action est marginale. J’aimerais pointer le fait que les banques ont un statut privilégié : chaque euro en fond propre ou en dépôt permet de créer par le crédit 30 euros ! Sachant que les fond propres ont fondu comme neige au soleil (-90% depuis 2008). On touche donc là un point particulièrement sensible du secteur bancaire : leur capacité à émettre de la dette auprès des entreprises et des particuliers.

Retirer 100.000€ de dépôt du circuit bancaire c’est donc empêcher les banques d’en créer 30M. Négligeable ? Non : systémique ! Retirez du jour au lendemain trop d’avoirs des banques et le système entier s’effondre. C’est un colosse aux pieds d’argile. Les remplaçants sont tout trouvés : les neo-banques qui garantissent 100% des dépôts et les acteurs du crypto (crypto.com / binance …).

Dans un contexte de taux bas, on pourrait penser qu’une banque n’a pas spécialement intérêt à gérer trop de dépôts de la part de ses clients : juste assez pour compenser les crédits qu’elle accorde. Mais cet équilibre est rendu précaire par l’effet de levier actuel très important. Si les dépôts maigrissent trop alors, il faut réinjecter rapidement et augmenter le niveau de levier, sinon c’est la faillite ! La BCE et son injection monétaire constitue la boucle de rétroaction qui stabilise l’ensemble.

Finalement, on peut voir ce système comme asservi en boucle fermée et instable : il se met à osciller et à dépasser les consignes. Le système monétaire traditionnel est aujourd’hui non loin du point de rupture. Une sortie trop importante de cash ou une injection mal ajustée et c’est l’effondrement. Quant à savoir si c’est souhaitable… A mon sens oui, l’effondrement du système monétaire actuel est un mal par lequel il faut passer pour que les hommes puissent choisir eux même leur destinée. Cela nous laisse une plus grande marge de manœuvre pour modifier la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre.

Quels tokens ?

Avec cette idée en tête, il est maintenant temps de passer à l’action. J’ouvre un compte sur une plateforme d’échange et je tombe alors sur une myriade de jetons/token différents (> 4 500 !). Lequel choisir ?
Notez qu’en France, vous devrez déclarer aux impôts tout compte crypto détenu auprès d’une entreprise étrangère.

Le bitcoin n’est certainement pas le 1er choix à cause de son bilan carbone. D’ailleurs, l’activité de minage devrait être réglementée pour contrôler le mix énergétique utilisé pour alimenter les machines. La Chine n’a pas attendu et vient de couper le jus aux mineurs de la région du Sichuan. Il est vrai que le bitcoin fait de l’ombre au Yuan numérique qu’elle tente de mettre en place et n’offre pas suffisamment de contrôle. Autrement dit, le minage du bitcoin devrait être ~100% EnR et issu d’un surplus de production.

Bitcoin could be the first inefficient version of a disruptive technology

Dr Larisa Yarovaya

Le réseau Ethereum migre en ce moment son algorithme de consensus vers un système de preuve d’enjeu plutôt qu’un calcul trop distribué et énergivore pour assembler les blocs. Un bien meilleur choix d’un point de vue écologique donc. Il est environ 4 fois moins énergivore ce qui reste énorme.

Il y a beaucoup mieux : le DPoS (delegated proof of stake). Certains projets sont directement parti la dessus : CRO (crypto.com) BNB (Binance).. D’autres comme Cardano et son ADA ont un mécanisme légèrement différent mais qui permet d’atteindre 1 000 transactions / sec avec une consommation de “seulement” 6 GWh.

D’autres tokens sont des réserves de valeur écologiques basées sur des actions de reforestation. C’est le cas du MCO2 ou du UPCO2 qu’on peut trouver sur la plateforme UPHOLD (je n’ai pas d’action). On peut aussi parler des jetons qui sont crées lorsqu’on génère de l’énergie renouvelable de tout type : solaire = solarcoin, hydrogène = hydrocoin etc.

Vous avez donc le choix dans le token. Ma grand-mère disait souvent de ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier. Elle était d’une grande sagesse. Mais l’essentiel ici étant de sortir l’argent de la banque.

Conclusion

En résumé, les cryptomonnaies sont une réserve de valeur qui peut être utilisée pour alimenter une économie durable. Ainsi, on peut assécher le monde de la finance traditionnelle qui sous de beaux discours, finance encore le tout fossile. Les flux financiers doivent être orientés vers une économie plus responsable et résiliente : les produits bas carbone, locaux, chanvre, etc.

Accessoirement, vous risquez de gagner en pouvoir d’achat ! La plupart des actifs cryptos sont décorrélés des euros ou des dollars et sont donc immunisés à l’inflation galopante. Ils font au demeurant l’objet d’une importante spéculation qui fait varier les cours fortement à la baisse comme à la hausse… mais quand même globalement plus à la hausse.

Il faut sortir de la situation catastrophique en terme de CO2 du minage actuel. L‘activité de minage devrait être strictement encadrée. A titre personnel, je boycotte désormais le bitcoin : il existe de nombreuses cryptomonnaies plus sobres ou des jetons à vocation écologique.

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